« LA PETITE CHASSE
D’ARREUX »
Président :
Monsieur Guy DUNEME
Grand'Rue
08090 ARREUX
Tel 03 24 54 94 36
Interview de Jacques COVEZ
Secrétaire-Trésorier de l’association
Jacques THERET : La petite chasse d’Arreux est née en
2007.
C’est une association loi 1901 ?
Jacques COVEZ : Déclarée
en septembre 2007. Président : Guy DUNEME, vice-président : Dominique COLSON, Trésorier-Secrétaire : Jacques COVEZ. Elle rassemble 14 membres chasseurs et propriétaires de terrain sur
le village.
J.T : Quels sont ses buts ?
J.C : Donner une structure juridique, une personnalité morale à notre groupe de chasseurs dans le cadre des règlements
préfectoraux et de la fédération départementale de chasse.
J.T : Et chasser bien sûr !
J.C : Chasser mais pas n’importe comment ! Il s’agit pour nous de participer tout à la fois à la sauvegarde du gibier, à la
prévention du braconnage, à l’introduction d’espèces aujourd’hui en situation de fragilité : réintroduire ce petit gibier qui autrefois peuplait
notre terroir, notamment la perdrix grise et le faisan et le protéger des prédateurs.
J.C : Le renard, la fouine, la corneille noire, la pie, le corbeau freux en particulier. Ici, la réglementation impose de procéder
avec des piégeurs formés – nous sommes cinq - agréés tant par la fédération que par la mairie, munis de l’autorisation des propriétaires et
respectueux des règlements. Les pièges par exemple doivent être adaptés pour éviter toute souffrance de l’animal piégé.
J.T : Quel est votre territoire de chasse ?
J.C : Il reste modeste : 59 hectares de bois entre chemin de la Passe et la chasse clôturée d’une part et d’autre part 124
hectares de plaine … La gestion rationnelle du gibier que nous y appliquons comme tout chasseur qui se respecte, nous impose un plan de chasse lui aussi modeste. L’année dernière, il nous a été
attribué 2 bagues de sanglier.
J.C : C’est pourquoi nous adhérons au Groupement d’intérêt cynégétique qui, lui aussi, nous impose des règlements contraignants,
mais il y va des chances du repeuplement et de la sauvegarde du gibier et d’une véritable gestion et protection de la nature à laquelle participent bien d’autres associations notamment
écologiques. Parce que cette réintroduction est onéreuse, nous organisons quelques manifestations pour financer des achats de gibier que nous faisons au lycée agricole de
Saint-Laurent.
J.C : Nous procédons progressivement. Nous faisons passer perdrix et faisans d’un élevage encore protégé dans de grandes cages
disposées dans notre terroir en plein champs, à la vie sauvage. Les lâchers se font par petits groupes successivement libérés.
Grand'Rue